Publié le : 04-03-2020 à 13:10:34 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

Côte d’Ivoire/ CNI/ Identification communautaire : La Banque Mondiale admet qu’elle finance une opération d’identification en Côte d’Ivoire



« CNI ou WURI ? » Décryptage par Hermann Aboa du récent communiqué de la Banque Mondiale dans l’affaire des 30 milliards dévoilée par Guikahué.

 

1 - La Banque Mondiale admet qu’elle finance une opération d’identification en Côte d’Ivoire


J’ai lu, relu et « re-re-lu » le communiqué de la Banque mondiale à propos de « 30 milliards de fcfa qu’elle aurait accordé à l’État de Côte d’ivoire pour financer la production de cartes nationales d’identité aux populations gratuitement. J’ai ainsi creusé et certainement endommagé certaines de mes neurones d’intelligence. Mais je ne vois vraiment aucune différence entre l’opération que la banque mondiale reconnaît appuyer et celle dont parle le secrétaire exécutif du Pdci-Rda, Maurice Kacou Guikahué, que l’institution financière récuse. Je puis me tromper. Lisons ensemble :

 « Contrairement aux récentes allégations, la Banque mondiale ne finance pas le processus de délivrance de cartes nationales d’identité en Côte d’Ivoire et n’a pas octroyé 30 milliards de FCFA au gouvernement ivoirien pour l’établissement de cartes d’identité biométriques avec puce ».

 

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Jusque-là, on comprend bien la banque mondiale. Elle ne finance pas l’opération CNI. Continuons notre lecture :

 « La Banque mondiale aide cependant certains pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), y compris la Côte d’Ivoire, dans le processus de mise en place d’un numéro d’identification unique à travers le projet d’Identification Unique pour l’intégration régionale et l’inclusion (WURI). »

 

La Banque mondiale reconnaît cependant financer l’opération ou le projet WURI. C’est quoi Wuri, selon elle :

 « Il s’agit d’un processus différent (?) qui permettra à terme d’attribuer à chaque citoyen des pays participants et à tout étranger résidant ou de passage dans ces pays, un numéro d’identification national unique pour leur faciliter l’accès aux services publics de base et améliorer l’efficacité de ces services. »


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CNI ou WURI, ma question est : en quoi consiste un projet d’identification, qu’il soit d’envergure internationale, sous-regionale ou uniquement nationale ? Renseignons notre culture et compréhension sur le sens d’une opération d’identification. La différence entre wuri et cni est que le projet wuri veut collecter des données d’identification, à partir de fichiers de recensement et d’identification de plusieurs pays de la sous-region ouest-africaine en attribuant un numéro d’identification (unique) à chacun des résidents de cette zone. L’opération CNI est une opération d’identification qui vise aussi à collecter des données démographiques des populations ivoiriennes en attribuant à chacun une carte à puce biométrique dite « carte nationale d’identité » qui comprend un numéro d’identification unique attribué à celui qui est ainsi identifié.


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A vrai dire, l’opération d’identification pour la CNI est une étape, sinon la première, de l’aboutissement du projet wuri. Les deux opérations ne peuvent être dissociées. Donc si le droit de réponse de l’institution financière internationale précise le caractère gratuit de l’identification selon wuri, pourquoi les Etats de cette sous-region ne feraient pas chacun une pierre deux coups… en profitant de cet appui afin de « permettre aux plus démunis de chaque pays de bénéficier de ces services essentiels (que procure la détention d’une CNI) ? « L’attribution du numéro d’identification unique sera gratuite pour permettre aux plus démunis de bénéficier de ces services essentiels. »

 

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Au total, à travers son communiqué, la banque mondiale tente de sauver la face de l’ancien président du FMI avec qui elle fait un (groupe de la banque mondiale/FMI) mais finit en réalité d’admettre qu’elle finance une opération d’identification même si elle la croît différente de celle dont parle le secrétaire exécutif du Pdci-Rda.

On a compris...

 

Source : abidjantv.net/ Radio PDCI/ 03/03/2020

 

http://abidjantv.net/actualites/la-banque-mondiale-admet-quelle-finance-une-operation-didentification-en-cote-divoire/

 

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2 - En Côte d’Ivoire, les Ivoiriens sont devenus des immigrés et les immigrés des vrais Ivoiriens

 

Les Ivoiriens font pitié depuis 2011, date à laquelle les occidentaux ont assassiné la démocratie en Côte d’Ivoire. Depuis cette date, le pays a perdu son âme, sa dignité et son respect. Le comble dans cette situation, c’est la posture des Ivoiriens : ils ne se sentent plus chez eux, en Côte d’Ivoire. 


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Pour dire les choses clairement, les Ivoiriens sont devenus des immigrés dans leur propre pays et les immigrés sont désormais les vrais ivoiriens. Pour ne pas donner le sentiment d’affirmer des propos sans fondement, nous présentons quelques faits qui confortent notre position. La première raison est que les Ivoiriens sont devenus des sans-papiers dans leur propre pays.

 

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Le régime Ouattara savait bien que les cartes nationales d’identité de la majorité des Ivoiriens arrivaient à expiration avant 2020. Cependant, il n’a rien fait pour prolonger la validité ou simplement s’activer pour les renouvellements. Le régime préfère humilier les Ivoiriens qui sont désormais des sans-papiers. La seconde raison est que les Ivoiriens sont dépossédés de leurs plantations au profit des immigrés. Nos parents de l’Ouest de la Côte d’Ivoire sont chassés de leurs plantations au profit des immigrés.

 

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En effet, depuis 2011, les citoyens ivoiriens impuissants ont assisté à des arrivages journaliers de bus qui déversaient par centaines, des clandestins Burkinabés dans l’Ouest du pays, lancés à la conquête des plantations de café-cacao et se livrant à l’abattage sauvage de milliers d’hectares de forêt domaniale classée pour en augmenter la surface, et cela sans tenir compte des lois du pays.


D’ailleurs, en août 2012, le PDCI “s’inquiétait vivement des informations persistantes tendant à accréditer le convoyage d’immigrants clandestins armés pour l’occupation intempestive de nos forêts et plantations au mépris du droit des propriétaires terriens et des exploitants qu’ils expulsent et assassinent”, par la voix de son ex-secrétaire général, le professeur Alphonse Djedje MADY.

 

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Depuis Taï jusqu’à Toulépleu, de Toulépleu à Sémien, en passant par Guiglo, Duékoué, Bangolo et Kouibly, les Wê sont dépossédés de leurs terres ainsi que de leurs exploitations de cacao par des Dozos et des Burkinabés puissamment armés. Ces immigrés ont chassé les autochtones et se sont lancés dans l’agriculture et la déforestation, sans aucune règle de conduite, sans aucun respect de la propriété. La troisième raison est que quelques immigrés devenus orpailleurs clandestins chassent nos parents de leurs terres et tuent les forces de l’ordre.

 

Outre l’illégalité de leur activité, les orpailleurs clandestins détruisent notre écosystème forestier. En octobre 2019, sur le site à Nian, dans le département d’Adzopé (sud-est), ces immigrés ont abattu un militaire et blessé un autre par balle. La question de l’orpaillage clandestin avait soulevé un véritable tollé en Côte d’Ivoire à la suite de la sortie du président Bédié sur ce fléau. La quatrième raison est que les Ivoiriens sont au chômage alors que les immigrés sont dans notre armée. C’est vraiment le désordre en Côte d’Ivoire, où des immigrés sont au sein de notre police, notre gendarmerie et notre armée.

 

En 2018, le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko, affirmait que des militaires n’ayant « pu prouver qu’ils étaient Ivoiriens sont sortis de l’effectif, après la réunification de l’armée après 2011 », lors d’une réunion de la commission de sécurité à l’Assemblée nationale. Il poursuivait pour dire ceci « on s’est rendu compte qu’avec la réunification de l’armée, certains n’étaient pas Ivoiriens donc on en a sorti après un enrôlement biométrique ».

 

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Il a même ajouté que « certains militaires savaient que s’ils mettaient leurs empreintes, ça ne correspondent pas avec leurs noms ». On voit bien que la Côte d’Ivoire appartient depuis 2011 aux immigrés. La cinquième raison est que ces immigrés peuvent se permettre de porter main aux forces de l’ordre. Le 26 février 2020, un ressortissant tunisien du nom de Chamseddine Messaoudi, a giflé un policier ivoirien en service. Cette outrecuidance des immigrés témoigne bien du sentiment de supériorité qui les anime.

 

Un ressortissant ivoirien ne peut pas faire la même chose au Maroc, en Tunisie, en Algérie, et revenir en Côte d’Ivoire vivant. En définitive, l’ivoirien est devenu un immigré dans son propre pays, pendant que les immigrés sont désormais les vrais ivoiriens. Mais jusqu’à quand cette situation va perdurer ? L’élection présidentielle de 2020 sera un procès contre le régime Ouattara. Pour ce faire, nous devons nous préparer mystiquement, physiquement, moralement et psychologiquement à dire NON à la modification de la constitution ces jours à venir.

 

Source : www.connectionivoirienne.net/ LA RÉDACTION / 4 MARS 2020/ Pr. PRAO YAO SERAPHIN

 

https://www.connectionivoirienne.net/2020/03/04/en-cote-divoire-les-ivoiriens-sont-devenus-des-immigres-et-les-immigres-des-vrais-ivoiriens/

 

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